La commune

SON HISTOIRE …
Le nom VERNAZOBRE Vient de VERNUS (latin) et de DUBRUN (celte) soit AULNE et EAU d’où RIVIÈRE DES AULNES.
Prades sur Vernazobre a longtemps été un masage de la commune de Cessenon sur Orb. Elle a acquis son indépendance administrative et a été reconnue comme commune en Mai 1900.
Les terres de Prades/Vernazobre ont été peuplées par les hommes depuis le néolithique, certaines poteries datant de – 4000 ans avant Jésus-Christ ont été retrouvées en plusieurs sites (Dounaro, Sarremale, le Poubérie …)

Une nécropole datant environ du Ve ou VIe siècle, recouverte en partie par une chapelle du Xe et XIe siècle a été mise à jour au lieu-dit SAINT-MARTIN DE DOUNARO (actuellement, il existe un chemin de randonnée pour découvrir ce site).
Des familles vivant sous la protection de la châtellenie de Cessenon s’installent dans la vallée du Vernazobre au hameau de Riels en 1343 et sur le site du bourg actuel en 1374.
Bien que présente depuis l’antiquité, la vigne se développe : les mattes en 1362. Le village se place sous la protection de Sainte Marguerite et une église est érigée en 1542. Un représentant de Prades sur Vernazobre est autorisé à siéger auprès des autorités cessenonnaises en 1663. Il est nommé consul.
L’économie se développe, un moulin est construit à Commeyras en 1555 (en aval du pont actuel).
Plusieurs tuileries sont construites au lieu-dit notamment « Les Tuileries » en 1596 et au « Les Mourelous » en 1599.
Des mas se développent autour du bourg central : la Rouvelane en 1587, la Maurerie en 1606.
L’instruction est donnée par un « régent » aux enfants du village des 1655 mais il faudra attendre 1906 pour avoir une école.

Comme beaucoup de villages en France, Prades/Vernazobre a payé un lourd tribu lors de la première guerre mondiale 1914-1918, 11 de ses enfants sont morts pour la patrie, 2 sont morts lors de la deuxième guerre mondiale 1939 -1945.
Ethniquement, Prades sur Vernazobre, de sa naissance aux environs de 1300 en tant que hameau puis village, a été composé de gens issus du Languedoc et des provinces voisines puis de toute la France.
Pour des raisons diverses, plusieurs nationalités ont migré vers Prades sur Vernazobre : Des familles d’Espagnols dans les années 1920 et 1930 (fuyant le franquisme), des familles hollandaises dans les années 1970 – 1980 (à la recherche du soleil), des ressortissants allemands, anglais, écossais, irlandais, belges ont fait de Prades sur Vernazobre, ces dernières années, leur lieu de villégiature et se mêlent parfaitement aux Pradéens de « souche ».
Prades sur Vernazobre, aujourd’hui village languedocien de presque 300 habitants entre le bourg principal et les deux hameaux de Commeyras et la Maurerie s’ouvre vers l’extérieur et une urbanisation modérée et réfléchie lui permet de conserver son statut de village rural paisible, soucieux de conserver ses coutumes et traditions par exemple sa Fête votive le weekend le plus proche du 22 juillet.

SA SITUATION GÉOGRAPHIQUE …

Prades/Vernazobre est une commune de l’ouest héraultais dans le canton de Saint-Chinian. L’étendue communale est de 1998 hectares avec une altitude à l’est et au sud de 70 m, grimpant au nord-ouest jusqu’à 670 m (Montahuc), adossée aux derniers contreforts des Cévennes coté nord (Caroux et Espinouse 1200 m d’altitude) et côté ouest aux premiers avants monts de la Montagne Noire (la Grage 7OO m).

De par son orientation, face à l’est et au sud, bien abritée par les montagnes au nord-ouest, elle bénéficie d’un ensoleillement généreux (climat méditerranéen) et d’une protection contre le vent parfois violent et froid venant du nord-ouest (la Tramontane) mais aussi des vents marins amenant la pluie (la mer Méditerranée n’est située qu’à une vingtaine de kilomètres). La commune est traversée en axe Ouest-est par la rivière le Vernazobre, petit cours d’eau affluent du fleuve côtier l’Orb.

Une grande plaine viticole, classée en A.O.C Saint-Chinian occupe par un tiers la partie orientale de la commune. La zone occidentale formée de collines à végétation méditerranéenne couverte d’essences basses (thym, romarin, lavande, ciste) mais aussi d’arbres (pins d’Alep ou maritimes, châtaigniers). Plus haut en altitude, coté ouest surtout, les montagnes sont boisées de chênes verts et arbousiers, refuge de nombreux sangliers qui peuplent ses territoires.
Dans la plaine viticole, en bordure du Vernazobre ou de ses petits affluents, subsistent encore de magnifiques oliviers au tronc torturé par les siècles. Ils côtoient parfois de très vieux mûriers, vestige d’une époque (17e, 18e siècle) où l’on élevait ici les vers à soie.